...Je me souviens d'un mois de février
Et de ces mots sur du papier froissé...
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Émois indécis en CDD ?
Et moi en CDI ! Décidée ?
Céder mes maux à tes mots
Décidément des mots si déments
Avec des si cédons le la
A la mélodie indécente des sens
Mélis-mélos de mots si ténus
Qui, sens dessus-dessous,
De ci-delà
Me tiennent à nu…
Cécité nue des sens
Décence…
L’essence de tes mots !
-oOo-
Te souviens-tu de ces mots-là ?
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le CDDI, Contrat à Durée Déterminée Indéterminant
Il y a trop de dé.
Un dé
Un dé bis
Un dé ter minant la durée…
Que de décisions à prendre, savourons l’indécis, même si…
L’indécis cédant le pas à l’un déterminé.
Sens unique des maux, effacé par des mots.
Le geste du verbe caressant l’émotion.
Je sais déjà…
-oOo-
Par HirOglyph@nOnym
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Du sommet de leur tour, les esprits bouillonnent…
Tourbillon des sens !
Or voici qu’un troublant tournoi commence
Mais qui commente ces joutes en champ clos
Où l’elle battante côtoie l’il immobile
A quel jeu joue-t-on ?
Au son des cors, le décor est planté…
Sur la lice étendue des corps tant attendus
Combat après combat, les lances lascives s’élancent
Passe d’armes encore émoussées
A l’amble désarmant du corps des amants
Choc des lames, firmament étincelant…
Enlacées, non lassées, tour à tour défensives et offensives
Les âmes entrechoquées à tous coups lancinent
Une pause… les armes sont déposées !
Pièces après pièces délacées tombent les lourdes armures
En un élan l’âme s’allège
Souffles emmêlés puis démêlés
Les corps un temps délaissés s’en mêlent et se font allégeance…
La trêve fut brève, n’était-ce qu’un rêve ?
Etreintes étroites d’êtres de chair et de sang
Où d’étranges armoiries se dévoilent…
L’ami s’éclipse sous l’écu en cœur de la mie
O malice ! Effleurée, la fleur de lis s’enlise
Dans les délices de la lice…
S.
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Par HirOglyph@nOnym
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Lente litanie en do majeur
Où je m’immisce à l’envi
Petite amie docile
Vivante élue liée à ta portée…
Les âmes en accords limpides
Les corps, clefs de voûte,
Se diluent, lutteurs dévoués,
En une ronde envoûtante.
L’air de rien
Mélodie de tout
J’erre et je gère
Nos arpèges…
Entre deux partitions
Je te voue mes soupirs
Juste une pause où je dépose
Mes lignes déconcertées
Concertons-nous !
Concerte-moi !
Certes serre-moi
Pas de bémol entre nous…
Bon gré mal gré
De degré en degré
Je débute en ut
Sous ta croche… un but ?
Joueuse enjouée si folle
Je m’accroche ici et là !
O si soliste, je suis
Je joue seule sur ton sol
Figures de l’être inspirées
Do Ré Mi Fa Sol La Si
Toutes ces lettres, notes aspirées
Et si… et si ?
Un demi-soupir épars !
Spirale du temps ! O !
Je dénote dans cet empire
D’où décidée, je pars…
S.
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Froide est la bise
Sur le front orageux
Les cieux se démènent
Et animent tes yeux
Que d’obscures prunelles !
Leur puits noir et mouvant
Cèle d’émouvantes pensées
Qui en ombre m’ensorcellent
Comme une bulle crochetée à l’âme
Le corps tressaute sous le sceau
Marquée je sursaute ! Sotte !
A tes marques !
Le sort en est jeté !
Je t’ai dans la pupille
Qui, sans foi, te déshabille
Dans ce cercle d’eau agitée…
S.
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O Temps ! Dégaine tes épées !
Que leurs fers luisent et se croisent
Sans jamais se heurter…
Heures terribles et sournoises !
Tic-tac minutieux des lames fécondes !
Les étincelles mordantes comme des secondes
S’éclipsent sans stress et sans strass
Sur le sable sans laisser de traces
Sous le jeu des dagues encore indomptées,
La minute, lame inusable et mutine,
Manie l’aiguille sur la trame du temps,
Tram qui file sur le rail sans jamais dérailler
L’heure sonne et se toque pour ses filles fugitives,
Qui, éphémères rieuses, se jouent du jour et de la nuit !
Quel leurre ! Les froides damoiselles, dans leur ennui,
Goutte à goutte défilent et défient les âmes en dérive
O Temps ! Ton armée se joue des êtres !
Attends ! Que tonne ton canon et je déserte,
Juste une seconde, une minute, une heure !
Laisse-moi le temps d’ajuster mon cœur…
S.
-oOo-
Par HirOglyph@nOnym
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o.Chuchotis.o