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Telle une vague, eau... long cours !
Mouillée d'écume, je m'étale en et autour
De toi, mon rocher ! ma force...
La douceur sous la dure écorce !
Arôme ! Ton goût sur ma langue !
Frisson épicé sur ta peau salée,
Tu m'attires et me prends, je tangue !
Folle alliée de toi, je ris et renais...
Telle une petite mort, encor'
Comme Tell, ta flèche en mon corps !
De cette mâle hampe en moi
Sans mal je me sors emplie de toi...
S.
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"...Les mots heurtent le front
comme l'eau le récif;
Ils fourmillent,
ouvrant dans notre esprit pensif
Des griffes ou des mains,
et quelques uns des ailes;
Comme en un âtre noir
errent des étincelles,
Rêveurs, tristes, joyeux,
amers, sinistres, doux,
Sombre peuple, les mots vont
et viennent en nous;
Les mots sont les passants
mystérieux de l'âme..."
Victor Hugo.
Les contemplations.
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"...Mon esprit,
tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur
qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement
l’immensité profonde
Avec une indicible
et mâle volupté.
Envole-toi bien loin
de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure
et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit
les espaces limpides..."
Charles Baudelaire.
Elévation.
Les Fleurs du Mal. Spleen et Idéal
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o.Chuchotis.o