A toi...
Merci d'en respecter les écrits, ces mots m'appartiennent...
En ces lieux, je te souhaite 'belle errance' !
-oOo-
Sombre est l'encre de ton regard
Dans lequel j'ai jeté l'ancre... hasard ?
L'oeil hagard, embué d'eau des pluies du passé,
Sur ton buvard, ma plume coule ses mots pressés,
Eponge gonflée d'écume amère, de maux céans,
Se vide de sa lie sous ton souffle aimant...
Ton amour me porte jusqu'à la dernière ligne,
Pages semées, pages essaimées de noirs signes
Que la pointe de ma mine malmène et esquisse
Comme un portrait de toi croqué sous mon caprice !
Chaque lettre éclose est un sentiment à toi offert,
Et là où cesse l'émotion est un prélude au désert...
S.
-oOo-
-oOo-
Où glisses-tu ainsi ?
Doux Poison, tu t’insinues !
Pesant fluide indocile
Au poinçon douloureux
Dans le courant de mes veines
Suave Venin, tu dérives !
Soufflant ce désir de l’être
Qui me fait chavirer. Pourtant…
Evidente est l’absence
Si avide de non-sens…
Comment évincer cet invisible néant,
Noir oubli où mon esprit s’invite ?
Futile attente…
Folle tentative !
Le corps impatient se tord sous la morsure…
O toi, Venin ! Ta brûlure pour nourriture…
S.
-oOo-
-oOo-
Un coup d'éponge,
Et j'efface les mauvais songes,
Un coup de balai,
Et j'ôte tous ces mots laids !
Fais de moi, pour des mois,
La seule fée de ton logis !
Sur ton sol, loué sera mon lot,
A ton côté au quotidien...
Une fête sans fin,
C'est un fait !
Au sein de ce silence, j'y pense...
Qui s'y frotte, s'y pique !
Entre nous, personne !
Et si un pair sonne, l'ouïe se fermera
Avant que ne s'ouvre l'huis...
A Paris, pari ouvert,
Sans contrainte,
A un contre un !
Emoi, contre toi...
S.
-oOo-
... un petit clin d'oeil à 456 !
-oOo-
La pâle Reine, grave et impavide,
Entourée de ses chastes Néréides
Contemple dans les ombres apaisées
Le doux repos de son Jumeau vénéré...
L'horizon, enchâssé de voiles iridescents,
En son antre a recueilli le divin Frère !
Son front encor' nimbé d'or flamboyant
Allume les larmes de la male Guerrière...
Perles d'eau changées en mots de feu
Qu'Elle décoche, un à un, contre ses démons !
Au sein de son Temple, loué est son Nom,
Dont Elle n'a cure en ce lointain lieu !
S.
-oOo-
-oOo-
Malgré les vents, maintenir le cap !
Imminente est la prochaine étape…
Bâbord, tribord ! J’oscille à ton bord,
M’accroche à toi, mon garde-corps !
Un pied après l’autre, encore...
D’aurores roses en aubes d’or,
Nuages enrobés, dégrisés de bleus,
Sous les coups des alizés furieux !
Froide pluie qui, sur ma peau, pétille !
Les gouttes en pépites tout haut pépient...
Mon corps sans chaleur s'offre aux courants,
Méfaits d'amour, coeur oppressé, j'attends...
S.
-oOo-
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"...Les mots heurtent le front
comme l'eau le récif;
Ils fourmillent,
ouvrant dans notre esprit pensif
Des griffes ou des mains,
et quelques uns des ailes;
Comme en un âtre noir
errent des étincelles,
Rêveurs, tristes, joyeux,
amers, sinistres, doux,
Sombre peuple, les mots vont
et viennent en nous;
Les mots sont les passants
mystérieux de l'âme..."
Victor Hugo.
Les contemplations.
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"...Mon esprit,
tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur
qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement
l’immensité profonde
Avec une indicible
et mâle volupté.
Envole-toi bien loin
de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure
et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit
les espaces limpides..."
Charles Baudelaire.
Elévation.
Les Fleurs du Mal. Spleen et Idéal
-oOo-
o.Chuchotis.o